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LA PRESSE EN PARLE ...
octobre 2001

Ça fait du bien de rire aux larmes... Et par les temps qui courent, nous en avons rudement besoin... C’est bien connu, le rire est la meilleure des thérapies...
Cette comédie de Patrick Haudecœur devrait être prescrite par tous les médecins comme une cure « vitaminante » contre la morosité, la pluie et le reste... Patrick Haudecœur, créateur de la pièce culte « Thé à la menthe ou t’es citron », est un sacré phénomène. Il est de la race des grands seigneurs de l’humour, comme Robert Dhéry et ses Branquignols, Maurice Baquet, Bourvil, Pierre Dac, Francis Blanche... Chaque fois, il nous régale avec ses pitreries, son sens inné du gag... C’est un « énorme » artiste comique. Avec « Frou-Frou les Bains », il nous fait hurler de rire à nous en faire couler le rimmel.
L’histoire se passe en 1910. Frou-Frou les Bains est une station thermale réputée
pour son eau de source et dirigée de main de maître par son directeur, dont la
fille Juliette, est fougueusement amoureuse de Batistin, employé gaffeur et
maladroit, terrorisé par son patron...
De « kiki-proquos » en
rebondissements, de portes qui coulissent et se coincent, de chansonnette en
chansonnette, de coup de cœur en histoire d’amour, la station thermale
devient une maison de fous. Quant au final, où chacun retrouve ses petits, il
est digne de « L’avare ».
Cette parodie d’opérette qui ne se prend absolument pas au sérieux, ne délivre
qu’un seul message, et pas n’importe lequel : « Amusez-vous ». Elle est
servie par une brochette d’excellents comédiens : Isabelle Spade, Isabelle
Tanakil, Paola Landolt, Patricia Grégoire, Urbain Cancelier, Jean-Pierre
Lazzerini, Guillaume Laffly et Patrick Haudecœur. Chacun y va de sa folie... Et
ils en ont à revendre. La mise en scène de Jacques Décombe sert surtout à
canaliser tout ce monde et à mettre en valeur les idées foisonnantes du Haudecœur.
« Nous avons fait un beau voyage » au pays de la détente et de la bonne
humeur...
Un pays dont nous nous lassons pas... « Frou-Frou les Bains » est un établissement
à fréquenter de toute urgence. Attention, nous risquons de devenir des habitués,
voire des accros. Et haut les cœurs !

Ce charmant pastiche d'opérette est signé Patrick Haudecoeur, délicieux comédien, qui sait divertir ses contemporains. Tout est fin, intelligent, bien vu et bien rythmé. Qualité de l'écriture, oui, mais aussi de la mise en scène. Elle est signée Jacques Décombe, un homme qui connaît le métier et sait éviter comme la peste toute vulgarité. Il sait aussi choisir ses comédiens...
Ce spectacle, si le monde est bien fait -et il n'y a pas de raison !- devrait être l'un des grands succès de la saison.
Jean-Luc Jeener
SORTIZ.COM
La comédie
théâtrale se porte bien en cette période de rentrée. Et parmi toutes ces pièces
parisiennes qui foisonnent ici et là se trouve actuellement une comédie
musicale des plus jubilatoires. Malgré son titre qui ne donne pas spécialement
envie d’y courir à brides rabattues (à part les « frou-frous » du french
cancan du film Moulin Rouge) et qui fait assurément très vieille France, ce
divertissement musical vous donnera à coup sûr la pêche et de la bonne humeur
pour toute la soirée. L’action se situe dans un établissement thermal le
jour de l’ouverture de la saison, et voilà les curistes qui débarquent, mais
catastrophe, plus d’eau ! Nous sommes tout de suite plongé dans un chassé
croisé de quiproquos, dans une cascade de maladresses et dans un imbroglio de
bons mots des plus délirants. Avec leur profil adéquate au vue des
circonstances de la pièce, les personnages sont savoureux et tourbillonnent
dans des situations cocasses qui défilent à un rythme soutenu. C’est du
boulevard genre populaire mais dans un contexte tour à tour parodique et
loufoque, agrémenté de musique, de chant, de claquettes et de danse dans la
plus pure tradition qui soit. En effet, le style musical très d’avant-guerre,
loin du comique troupier d’époque, a été choisi dans un répertoire
d’airs enjoués connus ou reconnaissables, parmi des chansons des années 30.
Elles sont légèrement détournées mais de manière astucieuses pour
qu’elles se substituent de temps à autre à la narration en faisant partie
intégrante de certaines scènes. L’ensemble respire une fraîcheur primesautière
des plus spontanées et dégage une gaîté des plus folles. C’est sans doute
grâce à une jeune équipe de comédiens qui semble bien roder à ce genre de
prestations avec, en première ligne, l’auteur Patrick Haudecoeur (Batistin)
et ses grimaces à la Coluche mais en plus mince, et Urbain Cancelier (le
directeur de la cure) qui jouait l’effroyable épicier dans Le fabuleux destin
d’Amélie Poulain. On se laisse prendre au jeu de cette troupe joyeuse et
dynamique qui ressemble un peu à celle d'un café-théâtre bon ton. Le
spectacle découle de lui-même tout naturellement, et c’est charmant, tout
simplement.
PARIS
BOUM BOUM
Besoin d'un moment de bonheur dans ce monde de brutes ? Direction les cures
thermales de Frou-Frou ! Dans les 15 premières secondes, on pense arriver au
Palace de Jean-Michel Ribes, puis on se rend vite compte à l'évidence: on est
en compagnie des dignes descendants des Branquignols ! Personnages loufoques en
situations périlleuses et gags, visuels ou textuels, s'enchaînant à vive
allure, télescopages de quiproquos, cette comédie émaillée de chansons du
début du siècle et de chorégraphies irrésistibles est interprétée par des
comédiens-chanteurs jubilatoires car drôlissimes sans jamais trop en faire.
Leur sens du comique évidentissime étant exacerbé par une mise en scène au
cordeau (Jacques Décombe), l'ensemble ne laisse aucun répit à nos rires !
C'est la troisième création de Patrick Haudecoeur et on s'y précipite !
Caroline Fabre
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17/10 Frou-Frou
les Bains : à voir dare-dare !
Patrick Haudecoeur n’a cure de la
morosité dans laquelle nous baignons et entend y mettre un terme ! Son nouveau
spectacle enchanteur est une comédie musicale légère et pétillante dont on
ressort euphorique.
« Amusez-vous,
foutez-vous de tout, la vie passera comme un rêve » tel pourrait-être la
devise de la Maison Haudecoeur qui nous livre avec son Frou-Frou le meilleur
antidépresseur actuellement sur le marché. Des gags irrésistibles, un humour
fin à toute épreuve et des idées à foison, d’excellents comédiens, à la
fois danseurs et chanteurs, de vielles chansons remises au goût du jour («
elle est épatante cette petite femme là » ; « tel qu’il est il me plaît,
il me fait de l’effet » ; « heure exquise »), le tout accompagné d’un
petit orchestre dans des décors et des costumes colorés, voilà ce que vous
trouverez au menu de Frou-Frou. Aucune trace de grosses farces ou de blagues
douteuses, Haudecoeur sait faire dans le comique et dans la dentelle.
Nous sommes au début
du siècle dernier dans l’hôtel d’une station thermale, Frou-Frou Les
Bains. Mais catastrophe, l’établissement se trouve le jour de l’ouverture
de la saison, comme la fameuse boucherie, sans eau ! Il faut éviter les
fuites…et garder la nouvelle secrète, en attendant l’arrivée du plombier,
telles sont les consignes du terrible Directeur (Urbain Cancelier,
l’inoubliable épicier d’ Amélie Poulain.) Sa fille Juliette est amoureuse
de Batistin, (Patrick Haudecoeur « himself ») garçon d’étage maladroit,
trop impressionné par son patron pour oser demander la main de sa dulcinée.
Arrive une baronne, (désopilante Isabella Tanakil) flanquée de son grand
dadais de fils dont la fortune fait oublier combien il a l’air stupide !
Mais l’intrigue
n’est pas ici ce qui importe, puisqu’elle n’est qu’un prétexte à
chanter, danser et délirer. L’ambiance qui se dégage de Frou-Frou est
formidablement agréable. Patrick Haudecoeur, on se souvient encore de son «
T’es à la menthe ou au citron ? » a un talent particulier pour réussir des
spectacles caractérisés par une légèreté et un charme particuliers. C’est
dans le très bel écrin bleu roi du théâtre Daunou, que l’orfèvre nous présente
Frou-Frou, son dernier petit bijou.
Il s'en passe des choses à Frou-Frou les
bains, station thermale brusquement privée d'eau alors que débarquent les
premiers curistes.
La provocante fille du directeur est éperdument amoureuse du maladroit Batistin,
le groom de la maison, la très légèrement cinglée Baronne de Morton la
Garenne s'évertue à chanter et danser tout en cherchant l'homme qui lui fera
faire un tour de brouette, son benêt de fils, minervé et plâtré, se prend
des raquettes de tennis en pleine figure, une jeune femme dépressive pleure son
kiki et son légionnaire, quant au prétendu plombier il ne semble guère s'intéresser
aux caprices de la tuyauterie.
Cette troisième pièce de Patrick Haudecoeur, fraîche et loufoque est plus
efficace qu'un alka-seltzer. De malentendus en quiproquos, de farandoles en
cabrioles, les comédiens nous entraînent dans le tourbillon de cette comédie
musicale à la fois satirique, pétillante et étourdissante.
Qu'ils aient une voix de rossignol ou qu'ils chantent horriblement faux, tous
sont excellents et se déchaînent. Si on se laisse happer par l'allégresse générale
on passe vraiment une bonne soirée.
Un excellent remède contre la déprime, le stress et la fatigue, en quelque
sorte une cure de remise en forme.
Le
magazine du théâtre musical
En ces temps de « megamusicals » pompeux, on avait presque fini par oublier que la comédie musicale à la française pouvait être un divertissement léger et rafraîchissant. Aux antipodes des grosses productions actuelles, Frou Frou les Bains est une comédie musicale qui ne néglige pas l’aspect « comédie » du genre. L’intrigue est simple. Dans une station thermale, le jour de l’ouverture de la saison, l’eau vient à manquer. Sur cette toile de fond, histoires d’amour vont se faire et se défaire au rythme des chansons. Tout est prétexte à chanter et Patrick Haudecoeur a inséré dans le spectacle de nombreuses chansons du répertoire français (« Mon homme », « Je cherche un millionnaire », « La route fleurie »...).
L’histoire est truffée de gags à répétitions, c’est « hénaurme » et « kolossal » mais c’est terriblement efficace. Frou Frou les Bains n’a d’autre ambition que de divertir et le pari est gagné haut la main. On appréciera aussi le fait que pas une seule fois ce spectacle musical ne se prend au sérieux... Enfin !
Côté
distribution, Patrick Haudecoeur, dans son registre habituel de comique gauche
et maladroit, instaure encore une fois une relation privilégiée avec le
public. On remarquera aussi la formidable Isabelle Tanakil, en baronne
nymphomane et sinologue, aux côtés d’une troupe qui semble s’en donner à
coeur joie.
Alors,
bien sûr, on pourra toujours trouver à redire : l’ensemble n’est pas
toujours parfait vocalement, l’humour potache pourra en lasser plus d’un.
Mais saluons tout de même ces interprètes qui chantent sans micro, accompagnés
de vrais musiciens (un luxe rare) et n’oublions pas que le mot d’ordre,
chanté par la troupe et le public à la fin du spectacle, est
«Amusez-vous ! ». L’occasion est bien trop rare de nos
jours pour ne pas en profiter.
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Théâtre
1910.
Frou-Frou les Bains est une station thermale dirigée d'une main ferme par
un directeur dont la fille Juliette est fougueusement amoureuse de
Batistin, employé gaffeur et maladroit, terrorisé par son patron... Très
vite, le vaudeville attendu vire en chanson et virevolte en musique. A
Frou-Frou les Bains, on danse pour un oui, on chante pour un non. Christophe
Bérard leparisien.com
, mercredi 10 octobre 2001, 17h20 |

Une comédie qui fait rire, c’est bien. Une
comédie froufroutante prompte à torpiller la torpeur automnale, c’est encore
mieux. Démonstration magistrale avec cette joyeuse kischerie particulièrement
conseillée aux âmes dépressives. La pièce s’ouvre sur un petit monde en
agitation : celui d’une station réputée pour son eau de source.
Directeur et employés se préparent fiévreusement à accueillir les premiers
curistes lorsqu’ils découvrent qu’il n’y a plus d’eau. Panique !
Une cure thermale sans eau, c’est un peu comme un pavillon de banlieue sans
berger allemand : impensable. La résistance s’organise : impossible
de décevoir la très fidèle Baronne de Morton la Garenne, brindezingue chic
toujours prête pour la gaudriole (notamment la brouette chinoise !) ou
encore Mademoiselle Moulin, suicidaire professionnelle depuis qu’elle a perdu
son chien kiki. Il est gentil Patrick Haudecoeur mais inquiétant : nous
embarquerait-il dans une histoire qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un
mauvais boulevard ? Pas du tout. Les adeptes de parodies loufoques
le savent : quand l’interprète et co-auteur de l’hilarant Thé
à la Menthe ou t’es Citron (joué plus de 700 fois au Café de la Gare
puis aux Variétés) est aux commandes d’un divertissement, on est sûr
d’arriver à bon port. Gorgée de dérision généralisée, ce dernier sait
additionner situations saugrenues et quiproquos avec une régularité métronomique
et une invention déflagrante. Porté par l’enthousiasme contagieux de ses
excellents partenaires (Urbain Cancelier, Isabelle Spade, Isabelle Tanakil,
Jean-Pierre Lazzerini, Guillaume Laffly, Paola Landolt, Patricia Grégoire,
Edouard Prétet), ce spectacle désaltérant s’avère aussi requinquant
qu’une bonne eau de vie ! La mise en scène ébouriffante de Jacques
Decombe et la présence sur scène de quatre musiciens ajoutent au plaisir que
l’on prend à cette comédie musicale délicieusement désuète. Avec
eux, le bonheur est au bout du refrain puisque vous vous surprendrez même à
fredonner dans la rue quelques rengaines connues. Dans le cas contraire, il ne
vous reste plus qu’à …vous faire curer ailleurs. Allez,
mouillons nous franchement : une pièce comme ça, vous pouvez y
plonger n’importe quand et avec n’importe qui (cousine de province, élu(e)
de votre cœur, rejetons…). Elle est pas belle la vie ?
Myriem Hajoui
Les coups de cœur « culture » de l’Internaute
9 novembre 2001
LA COMEDIE MUSICALE
Fous
rires à "Frou-Frou les Bains"
Une
bouffée d'oxygène ce "Frou-Frou les Bains". Eh oui, on avait presque
oublié les vraies comédies musicales à la française, joyeuses, légères, pétillantes.
L'histoire se déroule en 1910, dans une drôle de station thermale où l'eau
vient à manquer. Il va donc falloir ruser pour ne pas éveiller les soupçons.
Tout est alors prétexte à pousser la chansonnette (on reconnaîtra de
charmants airs du répertoire comme "Je cherche un millionnaire" ou
encore "La route fleurie"). Bien sûr, rien ne se passe comme prévu.
Tant mieux. Les situations les plus cocasses défilent sous nos yeux ébahis,
pour finir en pur délire. Bravo à cette bande de joyeux drilles qui, pas une
seconde, ne se prend au sérieux. Ils s'amusent, et nous, on adore. B.R
Frou-Frou les Bains de
Patrick Haudecoeur
Cette comédie
légère est à mourir de rire !
Cote
d’amour : 100% !
Frou-Frou
les Bains, comédie
écrite par le talentueux Patrick Haudecoeur, est un remède contre la morosité,
une thérapie contre la déprime, menée de mains de maîtres par des comédiens
tous irrésistibles. Attention, vous en ressortirez survitaminés, et serez
sujet à une soudaine envie de chanter et de danser... («Amusez-vous,
foutez-vous de tout !»).
La
panoplie de comédiens orchestrés à merveille par Jacques Décombe (qui a mis
en scène notamment Les Inconnus, Patrick Timsit ou le duo Chevallier-Laspallès)
déborde de vitalité. Patricia Grégoire nous bluffe avec son numéro de
claquettes. Quant à Patrick Haudecoeur, auteur de la pièce à succès Thé
à la menthe ou t’es citron, il brille dans le rôle de l’employé bêta
amoureux de la fille du Directeur.
Enfin donc
du rire, du vrai : franc, inextinguible, spontané… Et ce n’est pas tous les
jours, même au théâtre, qu’il nous est offert de se lâcher, de tout
oublier. Frou-Frou les Bains possède tous les ingrédients pour passer
un moment très agréable : scénario loufoque, gaffes à gogo, rythme survolté,
parodie, chansonnettes… Et pour servir ce cocktail explosif magnifiquement rôdé,
des comédiens tous plus dingues les uns que les autres. Quelle soirée !
THEOTHEA - Novembre 2001
Voilà à coup sûr, une comédie dont le bouche à oreille va provoquer des vagues déferlantes au théâtre Daunou qui pourra sans doute, à la suite de ce triomphe annoncé, rafraîchir quelque peu son merveilleux écrin bleu nuit et les accès!…
Patrick Haudecoeur est à ce jour un auteur d'autant plus comblé qu'il a l'intuition heureuse de se distribuer dans des rôles qui mettent en valeur son ingénuité particulièrement réjouissante!…
Il a notamment travaillé avec quelques-uns de ses partenaires dans l'excellent "Sire de Vergy" mis en scène par Alain Sachs lors de la saison précédente ainsi que d'autres dans "Thé à la menthe ou t'es citron" et "Les p'tits vélos" dont il était pareillement l'auteur à succès!…
Ainsi lui et Isabelle Tanakil, forment présentement un malicieux axe orbital où Isabelle Spade, Urbain Cancelier, Paola Landolt, et Jean-Pierre Lazzerini ont l'opportunité de tirer leurs épingles d'un jeu orchestré avec enchantement et perfection par Jacques Décombe!…
1910, en cette réouverture de la charmante petite station thermale de Frou-Frou les Bains, l'eau s'arrête soudain de s'écouler aux robinets de l'hôtel de cure!… Ce sera pour chacun des neuf pensionnaires et membres du personnel, le début d'une valse de quiproquos loufoques où le sourire gaffeur de Batistin semblera comme par magie, couler de source!…
Véritable arlequin de la maladresse bienveillante, il contribue avec entrain au chassé-croisé des amours fusant en joyeux artifices de cette comédie musicale qui trouve ainsi prétexte de nous ravir avec les ritournelles nostalgiques d'une bien belle époque!…
La qualité subtile de cette enthousiasmante et hilarante création oblige à une prescription à satiété pour tous, sans aucune réserve de posologie à l'égard des effets secondaires qui ne pourraient assurément être que bénéfiques!…
Theothea le 18/11/01
Vous
êtes fatigué, las, enrhumé, déprimé. Bref, il faut vous soigner. Le remède le
plus efficace est de prendre les eaux. Rien de tel qu’une bonne cure à Frou-Frou
les Bains. La station est charmante et l’hôtel est à la pointe de la modernité,
eau courante à tous les étages, salle de sport. Le hall déploie un luxe de bon
aloi, carreaux de faïence et vitraux signés Anne Wannier. Cela n’est pas si
commun en 1910. Pour le directeur, diriger cet hôtel n’est pas une sinécure. Il
doit avoir l’oeil à tout et surveiller Batistin, l’homme à tout faire, maladroit
mais indispensable. Le directeur espère marier sa fille au grand nigaud de fils
de la baronne de Morton la Garenne. Le pauvre homme est loin d’imaginer que
Juliette aime Batistin. Une disgrâce en appelle une autre. L’eau n’arrive plus à
l’hôtel, un comble pour un établissement thermal! La baronne arrive. Elle a fait
un beau voyage, tant mieux. Mais elle ne cesse de le chanter à tue-tête. Un
drôle de couple arrive, trempé et dépenaillé. La ravissante jeune femme pleure
la disparition de son Kiki. Kiki? Kiki le consolateur, son chien adoré qui est
tombé à l’eau. N’écoutant que son courage, Monsieur Gronsard s’est précipité
dans les eaux, hélas sans succès. Trempé, le sauveteur a endossé les habits
d’ouvrier prêté par une âme compatissante. Cet accoutrement fait passer le
curiste pour un potentiel plombier. Quiproquos, intrigues, dénouement
romanesque, on ne s’ennuie pas une seule seconde à Frou-Frou les Bains.
Nous suivons Patrick Haudecoeur depuis Thé à la menthe ou t’es citron. Auteur,
comédien, chanteur, il exerce dans tous les domaines une nature comique qui nous
ravit. La comédie est agrémentée de musique, chant et danse. Chansons connues et
airs célèbres viennent pimenter ce divertissement délicieux interprété par une
troupe enjouée et talentueuse. Loufoquerie et claquettes à tous les étages et
room service hilarant créent un vrai moment de détente. Théâtre Daunou 2e
(01.42.61.69.14) (Lettre 191).